Après l’essai de l’Alfa Romeo GT 150 JTD, nous étions quelque peu restés sur notre faim. Certes la voiture, plaisante, ne demandait qu’à jouer, mais le petit bloc diesel se révélait légèrement trop juste et surtout, engendrait une sonorité inattendue pour un coupé. C’est donc vers une version essence, la seule disponible avec la boîte robotisée Selespeed que nous nous sommes tournés cette fois-ci.
Une ligne trapue et agressive
A l’extérieur, pas de différence majeure entre les versions. Fruit de la collaboration entres les centres de style Alfa Romeo et Bertone, la ligne générale est trapue et agressive, tout en restant racée et distinguée. Avec ses 4, 48 m de longueur, 1,76 m de largeur et son petit 1,37 m de hauteur, la GT est un coupé compact.
On retrouve à l’avant l’imposante calandre chromée d’où partent toutes les lignes. Les clignotants avant sont intégrés au bas du pare-choc, au sein des prises d’air. Si le pare-brise est de taille raisonnable, il en est tout autrement des surfaces vitrées latérales et arrière, réduites à leur plus simple expression.
La nervure latérale, très souple, semble guidée par le vent, donnant une sensation d’agilité au coupé. Les poignées de portes sont chromées alors que les jantes en alliage de 16’’ à rayons sont du plus bel effet.
L’arrière, légèrement rétrécis vers le bas, affiche un pare-choc surdimensionné. Les groupes optiques très galbés sont intégralement enchâssés dans la carrosserie très arrondie. La sortie d’échappement, très large, est chromée. Enfin, seules les deux lettres GT s’affiche avec style à l’arrière de l’auto.
Planche de bord commune à la 147
A l’intérieur, la planche de bord est commune avec celle de la 147. Le volant réglable en hauteur et en profondeur, accueille également les commandes de l’autoradio CD MP3 avec 8 haut-parleurs Bose. La console centrale accueille comme sur la 147, l’autoradio, de petits bacs de rangement, et les commandes de la climatisation bi-zône. Le tout surmonté par des ouïes de ventilation peu discrètes. Les poignées d’ouverture des portes sont chromées, et les garnitures cannelées.
Version Selespeed oblige, les manettes permettant de monter ou descendre les rapports se retrouvent derrière le volant. Elles sont solidaires de celui-ci, ce qui implique de ne pas bouger les mains lorsque l’on tourne et que l’on veut changer de rapport en même temps.
Un tout petit levier de vitesses est également présent pour les traditionalistes. Il suffit alors de pousser ou tirer le levier pour monter ou descendre les rapports. Deux boutons « city » et « sport » permettent de passer en mode tout automatique ou bien au contraire d’accélérer le processus de changement de vitesses manuel. Si le mode « city » est très utile lorsqu’on ne veut pas s’embêter à passer les vitesses, le mode « sport » nous a paru moins convaincant. La boîte de vitesses étant déjà très rapide en mode normal.
Les sièges, typés sport, très enveloppant, sont accueillants et offrent un bon maintien. Les places avant proposent un maximum d’espace. A l’arrière, il en est tout autrement. Une fois passées les difficultés pour atteindre la banquette, il ne faudra pas être trop grand si l’on ne veut pas toucher le plafond. On préfèrera également voyager à quatre plutôt que cinq si l’on veut préserver un minimum de confort aux passagers arrière.
Le coffre est quant à lui un modèle du genre pour la catégorie. Avec 320 dm3, il paraît énorme pour un coupé. D’autant plus que la banquette arrière rabattable 1/3-2/3 porte le volume utile à 905 dm3. Bacs de rangement, crochet d’arrimage, trappe à ski et prise électrique le rendent encore plus pratique.
Séduisante attirance
Au volant de ce coupé, le principal danger est d’en faire trop. Basse, compacte, trapue, autant de paramètres qui participent à coller le GT à la route. La voiture s’inscrit avec aisance et précision dans les courbes. La puissance est bien transmise aux roues, notamment grâce à l’antipatinage ASR, qui ne se déclenche pas intempestivement. Il est de toute façon toujours possible de le désactiver pour s’amuser un peu. Le freinage, puissant, est efficace, là encore assisté par l’électronique de l’ABS avec répartiteur de freinage EBD EBD Symbole de Electronic Brakeforce Distribution. Répartiteur de freinage capable d’exercer une action de freinage maximale sur chaque roue proche du blocage. .
Si l’auto affiche un caractère sportif, ses performances sont loin de celles d’une voiture de course. D’ailleurs le GT s’accommodera très bien des petites routes propices au tourisme. Seules ombres au tableau, la hauteur de caisse, très faible, et les suspensions relativement fermes. Capable d’atteindre les 216 km/h, il vaudra mieux utiliser le régulateur de vitesse pour conserver son permis.
Proposée uniquement en finition Selective, le haut de gamme, l’Alfa Romeo GT 2.0 JTS Selespeed est disponible à partir de 31 800 €. Pour ce prix, la GT offre un rayon de braquage problématique, une visibilité arrière nulle et aucune protection de sa carrosserie en cas d’utilisation urbaine. Mais ces inconvénients ne feront sans doute pas le poids face à la séduisante attirance qu’elle exerce sur les passionnés.
| Tarif du modèle essayé | |
|---|---|
| Alfa Romeo GT 2.0 JTS Selespeed Selective | 31 800 € |
| Radar de recul | 400,00 € |
| Prix du modèle essayé | 32 200,00 € |





A visiter




























